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La Ferrari SF-26 n° 16 de Charles Leclerc dans la courbe Spoon du circuit de Suzuka, lors du Grand Prix du Japon 2026
Actualité

Leclerc : Ferrari doit apprendre de Red Bull sur la stratégie

Après le pari raté sur les pneus slicks à Sepang, Charles Leclerc estime que Ferrari doit comprendre ce que Red Bull fait mieux en course.

Photo : Martin Lee / CC BY-SA 4.0

Charles Leclerc a appelé Ferrari à s’inspirer de Red Bull pour améliorer ses stratégies de course, après un pari manqué sur les pneus au Grand Prix de Bahreïn en Malaisie, dimanche à Sepang. Le pilote Ferrari a reconnu qu’une équipe en particulier, Red Bull, fait le bon choix la plupart du temps avec ses deux voitures.

Un pari qui a mal tourné

Leclerc et son coéquipier Lewis Hamilton ont pris le départ de cette course à la météo changeante en pneus tendres, alors que Max Verstappen et Isack Hadjar, chez Red Bull, avaient choisi les intermédiaires. Le choix s’est vite retourné contre eux : Leclerc est tombé de la quatrième place à la dernière, et Hamilton de la deuxième à la quinzième. Le Monégasque est rentré au stand à la fin d’un premier tour encore humide.

Ferrari faisait partie des six équipes parties en slicks, mais seule l’écurie italienne et Alpine n’ont pas séparé les stratégies de leurs pilotes : Pierre Gasly et Franco Colapinto étaient eux aussi en tendres. Au 13e tour, le reste de la grille avait abandonné les intermédiaires pour le reste de la course.

Verstappen, parti en pole, a remporté sa 72e victoire en Grand Prix. Chez Red Bull, la stratège en chef est Hannah Schmitz.

« Une équipe en particulier »

Leclerc a dit avoir été en accord avec l’équipe.

« J’étais aligné avec l’équipe. C’était un choix serré, comme toujours dans ces conditions, et nous allons discuter pour savoir si séparer les voitures dans ces conditions est la meilleure façon de faire. » Charles Leclerc, Ferrari

« Mais il est aussi vrai que quand on sépare les voitures, par définition il y a un très mauvais choix et un très bon choix, et c’est très difficile d’avoir un scénario intermédiaire où les deux se passent de la même façon. » Charles Leclerc, Ferrari

« Nous pensions donc faire la bonne chose évidemment, mais il y a clairement une équipe en particulier, Red Bull, qui fait le bon choix la plupart du temps avec les deux voitures. Pour cela, nous devons comprendre ce qu’ils font mieux que nous. » Charles Leclerc, Ferrari

Une décision à l’intuition

Leclerc a insisté sur la difficulté du choix.

« C’est très difficile, c’était pareil pour tout le monde. Je pense que même si nous avions un peu de données de notre côté, c’était dans des conditions qui n’ont rien à voir avec celles que nous avions aujourd’hui. Donc oui, c’était basé sur l’intuition, sur l’observation du sol, et la surface avait l’air assez sèche. » Charles Leclerc, Ferrari

« Le point d’interrogation le plus important était la quantité d’eau dans les creux de l’asphalte, et il y avait beaucoup plus d’eau que ce que, je pense, la majorité pensait, et c’est pour cela que le slick a fini par être la mauvaise décision. » Charles Leclerc, Ferrari

Un résultat final jugé représentatif

Hamilton et Leclerc ont fini par remonter à la troisième et à la quatrième place, aidés par l’abandon de George Russell, à cinq tours de la fin, sur une panne d’unité de puissance de sa Mercedes.

« Notre résultat final est assez représentatif de ce que nous pouvions espérer. Kimi [Antonelli] et Max étaient simplement trop forts pour nous aujourd’hui et nous étions juste derrière, et nous avons fini P3, P4. » Charles Leclerc, Ferrari

« Mais c’était une course étrange. Je pense que tout ce qui pouvait mal tourner dans la première partie de la course a mal tourné, et que tout ce qui pouvait bien se passer dans la seconde partie s’est bien passé. En fin de compte, les deux extrêmes se sont équilibrés et nous finissons où nous devions finir. Mais c’était une course un peu plus stressante que ce que j’aurais espéré. » Charles Leclerc, Ferrari